Annonce, Quand le Metal fait résonner la Chine, paraîtra en 2026

Je suis très heureux (et, pour être honnête, encore un peu fébrile) de pouvoir enfin l’annoncer ici : mon livre, Quand le Metal fait résonner la Chine, paraîtra en 2026 aux Éditions des Flammes Noires.

Issu de mon travail doctoral en anthropologie, cet ouvrage est le résultat de plusieurs années de recherche consacrées à la scène metal chinoise, à ses origines, à ses évolutions et aux tensions esthétiques, politiques et identitaires qui la traversent. Le livre a fait l’objet d’un travail de réécriture, de mise à jour et de relectures afin de le transformer en un ouvrage accessible, sans renoncer à l’exigence analytique.

Résumé :

Vingt ans après l’apparition du heavy metal en Occident, les premiers groupes de metal voient le jour en République populaire de Chine, avec à leur tête Tang Dynasty. Leur statut de pionniers, ainsi que leur musique née de la rencontre entre heavy metal et éléments issus de la musique traditionnelle chinoise, marqueront durablement la scène metal locale. Celle-ci n’aura de cesse, par la suite, de se réclamer de cet héritage ou, au contraire, de chercher à s’en extraire.

Des débuts du metal en Chine jusqu’aux processus de folklorisation assumée ou au rejet de l’injonction à « sonner exotique », les multiples incarnations du metal chinois se construisent à l’intersection de la mondialisation et d’enjeux nationaux et locaux. Certaines formations revendiquent ainsi une identité nationale pro-Han, tandis que d’autres défendent des formes d’identités chinoises alternatives, marginales ou critiques.

S’appuyant sur une enquête de terrain de neuf mois au cœur de la scène metal pékinoise, ainsi que sur l’analyse des supports de diffusion de la musique metal chinoise (pochettes d’albums, paroles, instruments, visuels scéniques, etc.), cet ouvrage interroge, depuis une position de chercheur-amateur, les identités et les imaginaires qui se font et se défont dans le metal chinois.

En se focalisant sur les acteurs de cette musique — principalement musiciens et producteurs — le metal apparaît comme un pont culturel, voire parfois comme un champ de bataille, entre des imaginaires locaux, nationaux et transnationaux. Loin de l’image « exotique » souvent entretenue par la réception occidentale du metal chinois, la scène étudiée se révèle bien plus diversifiée et contrastée que les seuls groupes aux sonorités dites folkloriques qui circulent hors de ses frontières.

Cette recherche montre ainsi que le metal en Chine est devenu un metal chinois à part entière : une sous-culture musicale traversée par des enjeux à la fois musicaux, politiques et identitaires.


Par ailleurs, l’ouvrage est précédé d’une préface de Nathanel Amar, chercheur reconnu pour ses travaux sur les musiques populaires et les scènes alternatives en Chine. Auteur notamment de Scream for Life, consacré à l’histoire du punk chinois, il apporte un regard précieux et complémentaire sur les enjeux culturels, sociaux et politiques qui traversent les musiques extrêmes dans l’espace chinois. Sa lecture attentive du manuscrit a également permis d’en affiner et d’en approfondir certains aspects.
 
La couverture elle a été réalisée par Veta Liu une artiste chinoise. En attendant plus d'infos je vous laisse sur ces quelques images :
 

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