Chronique | Shrine of Insanabilis - "Disciples of the Void" (album, 2015)


Shrine of Insanabilis - "Disciples of the Void" (2015)

Tracklist

01 - End All
02 - Ruina
03 - Acausal Paths
04 - (...........)
05 - Invocation
06 - Still Of This Earth
07 - Cycles And Circles
08 - Acerbus
09 - Omega

Extrait Live




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Shrine of Insanabilis, un nom qui ne parlera pas à beaucoup d’entre vous. Pour cause, cette jeune formation allemande a émergé du néant en ce début d’année 2015 et va sortir son premier album le 22 septembre de cette année via W.T.C. Après avoir laissé entrevoir son potentiel à travers deux titres diffusés sur Bandcamp, le groupe est passé en studio afin de nous offrir "Disciples of the Void".



Sans tergiverser l’intro « End All » nous fait entrevoir le cheminement musical de l’album. Une minute où les riffs lancinants font places au matraquage intempestif des fûts… La couleur est fixée, vous savez donc à quoi vous attendre avec S.O.I, brutalité et ambiance pesante, malsaine.

Dès « Ruina », la machine s’enclenche… Le groupe joue sur les atmosphères grâce aux passages mid-tempo qu’il libère au cours de ses titres, offrant ainsi à chacune des pistes de l’album un juste équilibre entre violence et passages « planants ». Mais la grande force du groupe réside dans son chant qui tient une place prépondérante dans la cohésion de l’opus. Les vocaux du chanteur en chef (anonyme, comme le reste de la formation) offre une dimension occulte au chant, tant par sa puissance que par la noirceur qui s’en dégage. Au-delà de la musique ce sont ses vociférations, incantations qui prendront possession de vous afin de vous entrainer dans l’univers « chaotique » de "Disciples of the Void".

Ne nous voilons pas la face, la musique du groupe, pour un premier opus, offre une certaine maturité, comme sur le titre « Invocation » ou bien encore « Cycles and Circles », qui oscillent entre des passages épiques et massifs grâce à des riffs Heavy. Mais aussi avec des seconds passages plus lourds, oppressants, qui inviteront l’auditeur à se recentrer sur lui-même et qui vous rappelleront que le Black Metal n’est pas que mélodie mais aussi violence ! Ces titres à eux seuls résument parfaitement l’univers du groupe.

A partir de cette second moitié de l’album, la musique de S.O.I se veut plus ambiancée. Entendez par là que le groupe joue plus sur les mélodies et moins sur la brutalité, offrant ainsi à sa musique une nouvelle dimension. L’ambiance de ces titres rappelle l’atmosphère qui se dégage de groupe comme Ascension et Secrets of the Moon, Je parle bien d’atmosphère et non pas d’un vulgaire copié/collé artistique.

Pour preuve le titre « Still of this Earth », avec ses riffs hypnotiques, donne à l’auditeur l’occasion de pouvoir se remettre des émotions précédentes et de s’immerger dans une introspection le temps de cette chanson. On sent les influences de la scène orthodoxe présentes dans l’univers du groupe, c’est inéluctable. Le groupe a tout de même cherché à donner une touche personnelle à ses compositions en alliant différents panels musicaux.
Pour terminer cet album en beauté, il se conclut sur une outro portant le nom de « Omega », et il n’y a pas de nom mieux adapté pour tirer sa révérence. Une fin noire, envoûtante qui sera le dernier clou du cercueil dans lequel vous a plongé S.O.I.

Pour ma part quelques points m’auront troublés sur les deux premières écoutes. Ces changements de rythmes et d’atmosphères qui, au premier abord, m’auront déstabilisé, mais à partir du moment où je me suis mis dans les bonnes conditions d’écoute, à partir du moment où je me suis laissé posséder par la musique de Shrine of Insanabilis, je me suis laissé emporter. La musique du groupe ne se veut pas forcément facile d’écoute au premier abord, elle se doit d’être domptée, et au final, c’est tout ce qui fait son charme. 

KhxS
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