Live Report | DESTROYER 666 + DEAD CONGREGATION + NOCTURNAL GRAVES + INCONCESSUS LUX LUCIS @ Lyon


Il faut avouer que c’est toujours avec une certaine appréhension que je me rends à un concert à Lyon un dimanche soir. Cette crainte vient du fait que c’est un peu la loterie niveau affluence, et j’avoue que de voir une telle affiche à Lyon est peu commun et d’imaginer la salle vide serait frustrant. Mais bon soyons optimiste, les gens devraient au moins se déplacer pour Destroyer 666.



Une fois sur place, il est vrai qu’il n’y a pas foule pour la première partie qui est Inconcessus Lux Lucis, un projet qui m’était relativement inconnu avant cette date et qui je pense le restera pour moi. Je n’ai tout simplement pas aimé, ça ne remet en cause en aucun cas la qualité du groupe. Techniquement c’était juste, rien à redire, mais je crois que je n’ai pas compris où le groupe voulait en venir musicalement tout bêtement. Les solos à outrance ont eus raisons de ma patience sur ce set. Alors je me pencherai quand même sur le studio, mais en live une chose est sûre, il manque clairement une seconde guitare, car le set manque de puissance et quand je disais ne pas comprendre en fait, on sent que le groupe interprète très bien ses titres, mais qu’il manque cette aura qui fait qu’on se retrouve plonger dans l’univers d’un groupe.



Vient le tour des australiens de Nocturnal Graves, qui me sont plus familier que le précédent groupe. En même temps quand on s’intéresse à la scène australienne comment ne pas connaitre ce projet ?
Force de constater que d’emblée le groupe dégagera une énergie et une puissance qui manquait jusque-là. Il est vrai que sa musique qui se veut être un mélange fleuretant avec les frontières du Black, du Death, du Thrash et du Doom parfois apporte un grain de rugosité qui faisait défaut jusqu’à présent. D’autant plus que le jeu de scène des australiens qui se veut être plus dynamique, plus couillu aura pour effet de réveiller la foule qui se voulait jusqu’alors assez amorphe. D’autant que le groupe remplie mieux la scène que ses prédécesseurs et que le chanteur en imposera plus, offrant ce qui manquait jusque-là, c’est à dire de la violence.
Je ne connaissais que de nom, ce set m’a donné envie de me pencher sur la discographie du groupe afin de mieux les découvrir, bonne surprise.


Vient le tour des dieux grecs de Dead Congregation, qui, soyons direct, mettrons une nouvelle fois la branlée au parterre présent ! C’est la troisième fois que j’ai la chance de les voir, et c’est une nouvelle fois un rouleau compresseur qui nous passe dessus, jouant notamment son classique Teeth into Red qui saura faire plus que réveiller la foule, la mettre en transe. Il est vrai que le groupe jouera moins fort que les australiens, mais cela leur permettra de faire sonner et entendre chaque instrument distinctement, car en plus d’une prestation dantesque, les grecs auront eus un son impeccable. Dead Congregation aura le mérite de provoquer le premier pogo de la soirée ! Mais pour en revenir à leurs prestations, il est appréciable de pouvoir entendre des titres parfaitement restitués, même si je les avais vus récemment, c’est un groupe dont il est difficile de se lasser, tant l’atmosphère ténébreuse mêlée à leurs son gras et lourds offrent une alchimie parfaite.
C’est le genre de Death Metal qui prend toute son ampleur en live.
C’est le groupe qui m’aura fait me déplacer ce soir, et comme à son habitude, le show a été parfait. A voir et à revoir absolument !


Après un petit instant de répit dehors, il est temps de retourner dans la salle afin de voir Destroyer 666 !
On ne va pas se mentir, une grande partie du public présent était venu pour eux, d’ailleurs c’est le moment de la soirée où la salle aura été le plus remplie. On sent tout de suite la différence au niveau de l’attente du public, les gens se massent devant la scène et sont beaucoup moins dissipés que pour les précédents groupes. On voit plus de fans headbanguer et se laisser emparer par la musique des australiens. D’ailleurs, c’est le concert de la soirée où la foule aura été la plus réactive, offrant quelques débuts de pogos. Il faut bien admettre qu’on voit de suite que le groupe est rôdé à la scène, avec un K.K qui saura captiver les fans par son charisme, mais aussi par une setlist qui a bien évoluée depuis la dernière fois où je les ai vus, avec les nouveaux titres tirés de Wildfire et Call of the Wild. Un titre plus heavy comme ‘Hounds at ya back’ avec ses chœurs, ses solos heavy et ses riffs catchy aura su endiabler le pit !
Une très agréable surprise à vrai dire, avec un jeu de scène au poil qui aura su donner une ampleur supplémentaire au set déjà très bon de Destroyer 666, j’étais moins impatient de les voir que les grecs et au final avec ce genre de compos le groupe aura su donner à son set une énergie et un dynamisme auquel je ne m’attendais pas et qui m’aura cloué le bec ! Mais n’oublions pas le classique "I am the War God" ou bien encore le plus récent "Trialed by Fire" qui se veulent épiques et incroyablement puissants et envoûtants, chacun dans leurs styles propres.

Malgré le fait que je n’ai que peu accroché sur le premier groupe du fait de mes goûts, ce fût une date parfaitement gérée, tant par les prestations scéniques que par le travail sur le son qui nous auront offert une soirée vraiment appréciable !

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KhxS

Commentaires

  1. Anonyme17:37

    Embauchez quelqu'un pour corriger les fautes, merde !

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    1. Si tu es disponible avec plaisir ;) mais on a déjà quelqu'un qui s'en sort bien, malheureusement ça arrive que certaines passent au travers des corrections. Si c'est si insupportable pour toi, on accepte toujours de corriger quand on nous le fait remarquer. Et merde à toi aussi

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