Accéder au contenu principal

Live report | WATAIN + ROTTING CHRIST + PROFANATICA @ Le Trabendo (17.11.2018)


Alors que le froid saisit la capitale, c'est une soirée enflammée qui nous attend au Trabendo avec la venue de Watain, accompagné par Rotting Christ et Profanatica. Une soirée qui a suscité un engouement certain pour le public français et international, au vu des nombreuses langues parlées dans la file d'attente et du sold-out atteint peu avant la date fatidique. Après une petite demi-heure de retard, la salle ouvre ses portes et nous pénétrons dans l'obscurité du Trabendo. 


Seule formation outre-atlantique de la soirée, Profanatica se voit chargé de l'ouverture des festivités. Quelques semaines après la sortie de leur nouvel EP Altar of the Virgin Whore, voici donc un très bon moyen de venir le promouvoir en France. 

Vêtus de capes et d'un maquillage atypique, le trio prend place sur la scène, réduite à cause du décor de Watain. De fait, la batterie du groupe se voit nettement avancée, pratiquement collée à l'avant de la scène. Ceci offre l'avantage d'avoir une vue dégagée sur le batteur/chanteur de la formation (ce qui est plutôt une bonne chose), mais bride grandement les mouvements de ses deux acolytes, coincés à chaque extrémité de la scène. 

Le groupe puise dans sa très productive carrière un panache de titres extraits de leurs précédentes productions. Au final, sur 15 titres joués, seuls deux seront extraits du nouvel EP, c'est peu certes, mais ça permet aux fans des premières heures de se régaler avec d'anciens titres tout en rappelant les dernières sorties des américains.

Le trio reste assez statique sur scène et a quelque peine à fédérer le public pourtant déjà dense. Si quelques hochements de têtes et bras levés viendront récompenser la performance de Profanatica, il est clair que le public est là pour la suite des hostilités. Au regard de l'énergie habituellement dégagée par Rotting Christ et Watain, le show très statique des américains a du mal à convaincre. 

Tracklist :

Ordained in Bile
Jehovah Fading
Unto Us He Is Born
Mocked Scourged And Spit Upon
Broken Jew
Fuck the Messiah
Sickened
Conceived With Sin
Once Removed Savior
Spilling Holy Blood
Final Hour of Christ
Weeping in Heaven
Heavenly Father
I Arose







Retour en Europe et petit détour par la Grèce avec Rotting Christ. Le groupe nous a depuis de nombreuses années habitué à un show musclé et à une musique martiale taillée pour la scène. Ce soir ne fera pas exception et le charisme des musiciens ne tardera pas à fédérer le public qui cette fois emplit totalement la salle. 

La veille, le groupe annonçait leur nouvel album, The Heretics, et c'est avec un malin plaisir que Sakis nous annonce qu'ils joueront un nouveau titre ce soir : "Fire God and Fear". A priori, toujours pas de changement stylistique majeur pour Rotting Christ mais un morceau qui promet du bon pour l'album, bonne nouvelle !

Au delà de ce nouveau titre en revanche, pas de surprise concernant la setlist et peu de prise de risque de la part des grecs. Les titres joués sont des habitués des live et on regrettera encore une fois l’absence du titre "Les Litanies de Satan" qui aurait été un clin d’œil à la langue de Molière. Sur scène, la puissance de la musique est soutenue par un excellent son et une présence scénique irréprochable. Le groupe ne peine pas à faire bouger le public qui semble conquis par le show des grecs.

Avec une petite heure de set, les grecs auront fait grimper la température de la salle en prévision de la suite tout en prouvant une fois encore qu'ils sont capable d'une puissance scénique sans égale malgré une mise en scène et un décor inexistants. C'est, et ce sera toujours un plaisir de les voir sur scène avec l'espoir d'une setlist tournée vers les pépites plus rares du combo.

Tracklist :

666
P'unchaw kachun- Tuta kachun
Fire God and Fear
Elthe Kyrie
Apage Satana
The Sign of Evil Existence
The Forest of N'Gai
Societas Satanas (Thou Art Lord cover)
In Yumen-Xibalba
Grandis Spiritus Diavolos







Le retour des suédois dans la capitale aura fait venir un public de tous horizons, et même d’Amérique selon ce que j'ai pu entendre. C'est donc dans une salle bondée que les bougies sont allumées en fond de scène avec un décor sur le thème du trident. 

Et c'est une entrée en scène enflammée que nous propose Watain avec l'arrivé du charismatique chanteur, une torche à la main, qui allume les dernières bougies non sans approcher la flamme à quelques centimètres de la peau du public. Si les fans du groupe se jettent sur le feu, d'autres personnes plus discrètes ont plutôt une réaction de recul. 

La tournée s’inscrit toujours dans la promotion du dernier opus des suédois, Trident Wolf Eclipse paru au début de l'année. Alors forcément, la majorité sera allouée à cet opus avec les titres "Furor Diabolicus", "Nuclear Alchemy", "Sacred Damnation" et "Towards the Sanctuary". Pour le reste des titres, ce sera un panache des différents albums avec rarement plus d'un titre par opus joué ce soir. Seul OVNI dans la setlist, le titre "The Return of Darkness and Evil" rendant hommage à Bathory.

Scéniquement, le décor aide grandement à l'immersion : le rouge majoritaire, le traditionnel lancé de sang de cochon et les bougies autour desquels les musiciens se plairont à se mettre en scène offrent un set jouissif qui fait maintenant la marque de fabrique du combo. Malgré l'absence de pyrotechnie (taille réduite de la salle oblige), le groupe assure un set de grande qualité et s'attire l'éloge d'un public déjà totalement acquis à sa cause. 

Après "Sworn to the Dark" le groupe quitte les planche sous l'éloge de son public et de la Watain Militia venue en nombre pour soutenir les suédois. 

Tracklist :

Storm of the Antichrist
Nuclear Alchemy
The Child Must Die
Agony Fires
Furor Diabolicus
Sacred Damnation
The Golden Horns of Darash
Malfeitor
Towards the Sanctuary
The Return of Darkness and Evil (Bathory cover)
Sworn to the Dark






Malgré un début statique avec Profanatica, l'ambiance n'aura pas tardé à se réchauffer dès les premiers titres de Rotting Christ. La tension ne se relâchera qu'à la toute dernière note jouée par Watain et le public, couvert de sang et le nez empli de suie quitte la salle, conquis. Un grand merci à Garmonbozia Inc. pour l'accréditation et l'organisation de cette soirée parfaite en tout point où le seul bémol aura été la demi-heure de retard bien vite rattrapée grâce à une organisation irréprochable. 
_______________________________________________________________
Textes et photos : W.G.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le guitariste de CANNIBAL CORPSE arrêté pour cambriolage et voies de fait contre un policier

Pat O’Brien, le guitariste du célèbre groupe de Brutal Death Metal Cannibal Corpse vient d'être arrêté, ce lundi dans la soirée en Floride. Le musicien a fait irruption dans le domicile d’une famille armé d'un couteau, selon la chaîne de télévision locale WFLA.

Streaming intégral de la nouvelle version de "Grand Declaration of War" de MAYHEM

Season of Mist vient de sortir la nouvelle version de l'album Grand Declaration of War de Mayhem, elle est disponible en format CD Digipack, LP et K7.

TOP 5 des écoutes du mois de Novembre

Un dernier TOP 5 des écoutes de l'équipe avant le TOP 10 des meilleures sorties de cette année, qui a été riche en sortie comme vous avez pu le voir avec nos écoutes tout le longe de l'année.
On vous laisse découvrir nos coups de cœur avec une sublime illustration signée Antoine B. W. :
01. Svartidauði - Revelations of the Red Sword 02. Sulphur Aeon - The Scythe Of Cosmic Chaos 03. Cultes des Ghoules - Sinister, Or Treading The Darker Paths 04. 1914 - The blind leading the blind 05. Profanatica - Altar of the Virgin Whore
Un top mensuel résolument tourné vers le Black Metal : après une longue période Death Metal, il était temps de varier un peu les plaisir et se tourner vers les sorties Black notable de cette rentrée. C'est tout logiquement que le nouveau chef d'oeuvre de Svartidauði se trouve en tête de liste tant les islandais on poussé leur art à son paroxysme avec cet opus. En second place, oui du Death, mais bordel je l'attendais celui là, Sulphur Aeon nous gr…