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Chronique | NECROPHOBIC - Mark Of The Necrogram (Album, 2018)



Necrophobic - "Mark Of The Necrogram" (Album, 2018)

Tracklist:


01. Mark Of The Necrogram

02. Odium Caecum
03. Tsar Bomba
04. Lamashtu
05. Sacrosanct
06. Pesta
07. Requiem For A Dying Sun
08. Crown Of Horns
09. From The Great Above To The Great Below
10. Undergången

Streaming intégral:

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Il est loin le temps de No Fashion Records et des ses excellentes sorties Black Death mélodique, genre que l'on croirait mort et dont ne subsiste outre les quelques pales copies (Thulcandra coucou...) que Necrophobic et Naglfar (bien que d'un moindre niveau à mes oreilles). Et c'est justement de Necrophobic qu'il s'agit ici, cinq ans après le très moyen Womb of Lilithu, alors qu'est récemment paru leur huitième album Mark of the Necrogram chez Century Media.
Et c'est qu'il y a eu du changement depuis le précédent full-lenght des suédois... Outre le départ forcé du vocaliste Tobias Sidegård suite à son affaire de violence conjugale, Fredrik Folklare abandonne son poste de guitariste pour se concentrer sur ses propres projets Unleashed et Firespawn (tout en restant aux manettes côté production...). Et sans dire qu'on y gagne au change, disons qu'on est bien loin d’être perdant entre le retour au micro de Anders Strokirk vocaliste du culte The Nocturnal Silence, et le retour du duo de guitariste Ramstedt et Bergebäck ayant déjà prouvé leur valeur au sein du groupe par le passé jusqu'à Death to All. Ça laisse à présager du meilleur pour cette nouvelle offrande...

Qui plus est le superbe artwork ornant l'album est signé du grand Necrolord, avec cette église nimbée d'une lueur orangée démoniaque, qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle figurant au loin sur l'artwork de l'excellent Darkside (de Necrolord également...), elle aussi auréolée d'une lumière démoniaque rouge-orangée... Et puis quel plaisir de retrouver le Necrogramme, marque de fabrique du groupe depuis la démo Unholy Prophecies, sur son fronton...

Bref trêve de palabre, on enfourne la galette et ça démarre en trombe avec le titre éponyme "Mark of the Necrogram", direct, incisif et bardé de leads efficaces sur lesquels Anders Stokirk hurle ses vocaux à la fois éraillés et profonds, avec un coffre bien plus puissant que sur The Nocturnal Silence. Ça sent sacrément bon !

Necrophobic est bel et bien de retour avec des morceaux directs au tempo très majoritairement élevé, des riffs froids et incisifs, des mélodies intenses et prenantes, des blasts comme on les aime pour un black death mélodique qui sent bon les nineties. L'ombre de Dissection et de ses froids arpèges planent de-ci de-là à l'image de "Pesta" ou "From the Great Above to the Great Below".
Les morceaux se succèdent, du redoutable enchaînement allant de l'hymne "Tsar Bomba" dont on se surprendra à chanter le refrain (plus qu'efficace) à tue tête, jusqu'au glacial "Pesta" et son superbe solo ! "Lamashtu" et sa touche orientalisante innovante, qui apporte un véritable plus à l'album et le final explosif sur "From the Great Above to the Great Below" avant que ne se termine l'album sur les arpèges acoustiques glaciaux de "Undergången".

Quelques titres pourrait sembler plus chétifs et anecdotiques tel un "Odium Caecum" assez basique et un timide et trop calme "Requiem for a Dying Sun", qui sans être mauvais, font pâle figure à côté de brûlots comme "Tsar Bomba" ou "Sacrosanct"... Mais malgré tout chaque morceau possède son moment de bravoure avec des solos ou des breaks redoutables d'efficacité quand il ne s'agit pas d'un refrain à l'image de "Pesta", "Crown of Horns" ou même de "Odium Caecum"...

En attendant les retours annoncés et tant espérés des légendaires Unanimated et Dawn, Necrophobic ouvre le bal de la meilleur des manières avec son huitième opus Mark of the Necrogram, véritable brûlot de Black Death mélodique old school, froid et incisif et qui se place d’emblée parmi les meilleurs sorties de ce début d'année !

All hail the Necrogram !
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Nyarlathotep

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