31 juillet 2017

Live Report | Throne Fest 2017



En cette année 2017, nous sommes de retour sur le sol belge à l'occasion de cette nouvelle édition du Throne Fest. Malgré l'annulation de Darkened Nocturn Slaugtercult suite à une blessure à la main de leur batteur, le festival a pu trouver un groupe pour combler la place. Nous en parlerons par la suite.


Ars Veneficium

La journée débute avec Ars Veneficium, cette formation originaire de Belgique nous fait l'honneur d’interpréter leur album « The Reign of Infernal King ». Malgré le peu de monde présent lors de leurs prestation dû à l'heure de passage, le groupe a le don de mettre une ambiance plus que particulière sur la scène du Throne Fest. « Les absents ont toujours tort »: nous aurons pris une bonne claque de derrière les fagots. Son magnifique, lumières somptueuses, un charisme plus que présent, Ars Veneficium a réussi le plus complexe et nous espérons les revoir vite sur scène. Le festival est lancé et la montée sera dès lors plus vertigineuse.


 

Cryfemal


Vous connaissez tous Borgne ? Ce groupe énorme tout droit venu de Suisse ? Et bien nous retrouvons le chanteur de cette formation au sein de Cryfemal.

Si il y a bien un terme pour décrire la prestation de ce groupe c'est « tuerie ». Nous aurions bien aimer un set légèrement plus long, la scène n'étant plus qu'un champ de bataille. Le public se laisse prendre au jeu et les sonorités underground donneront une atmosphère malsaine à cette prestation. Pour ceux qui ne connaissent que très peu Cryfemal, c'est à voir et même à revoir. En tout cas pour l'heure nous ne sommes qu'au sommet de l'iceberg que sera cette édition du Throne Fest.

Furia

Retour pour Furia, la furie polonaise débarque sur scène. Nous ne sommes pas exactement sur la même teinte que leurs prédécesseur. Malgré un set un peu mou niveau tempo,la prestation n'est pas pour autant désagréable. La baffe est bien présente, l'atmosphère mélancolique liée aux compos et le charisme emportent les esprits dans de bien sombres endroits. 





Hate
 
Maintenant que nous sommes en compagnie de la Pologne autant rester sur la lancée et nous retrouvons le groupe de Black/Death Hate qui au cours du Throne Fest était en pleine tournée avec Absu et Nargaroth que nous retrouverons par la suite.

« Efficacité » voilà un terme qui caractérise correctement ce groupe. Riffs assassins, blast écrasant, un guitariste totalement possédé... les photos parleront d'elles-mêmes. Nous retrouvons cette formation en pleine forme et prête à mettre à mal le public, il serait temps que le pit se réveille et Hate a le don de savoir mettre une foule en délire. Quand un batteur cogne ses futs aussi dur que celui de Hate forcément les esprits s'échauffent. Pour une cinquième fois voir Hate a encore été un moment terrible, leur nouvel album fracasse tout et même l'homme au masque de fer n'y résisterait pas.



 
Il serait temps de faire le tour des exposants et il y avait de quoi faire plaisir à tout le monde, entre vinyle en édition limitée, un merch officiel des groupes correct. Le Throne Fest veut le meilleur pour ses festivaliers. C'est l'heure de Nargaroth et malgré la chaleur ça va faire mal.

Nargaroth

Nargaroth a sorti son nouvel album peu de temps avant le Throne Fest et nous débutons donc le set de ce groupe originaire d'Allemagne, avec quelques morceaux de leurs dernière offrande. Mais après un show monumental au Ragnard Rock Festival, la barre est haute pour la prestation. Malgré un début calme du show, la suite révèle un tout autre visage, le retour en force grâce au célèbre morceau « Black Metal Ist Krieg » morceau éponyme de l'album. Nous aurons droit à une setlist regroupant les morceaux les plus légendaires comme « Seven Tears or flowing to the river ». Dommage, un petit « The Day Burzum killed Mayhem » aurait été une joie, mais pour le coup ne faisons pas les difficiles car une belle surprise a trouvé sa place dans la prestation de Nargaroth. Étant improbable de voir Burzum sur scène, le groupe a choisi de glisser avec force le morceau « War » du one man band Norvégien. Au plus grand plaisir de tous. Oui, Nargaroth encore une fois c'était la guerre.


Nous parlions plus haut de la tournée de Nargaroth, Hate et Absu, il est donc temps de rejoindre le dernier groupe de la tournée pour leur prestation.

Absu

Absu, que dire de ce groupe lors du show au Throne Fest, je n'ai malheureusement pas de terme exact si ce n'est peut être « Troll ». Sincèrement c'était soporifique à souhait, le principe du micro façon « pop star » n'aide en rien à rattraper le côté chiant, il n'a sûrement pas marqué les esprits. Du moins, suite à Nargaroth le set de Absu a paru long, en album pourtant ça reste plus que correct mais là entre les larsen liés au micro ça donne au grand regret de beaucoup de spectateurs une mauvaise note en ce qui les concerne. Dommage peut être que sur une date différente le jeu sera bien meilleur.

Deströyer 666

On va remonter la pente, Deströyer 666 débarque et ça sent la baffe, après un set sublime au Fall Of Summer nous allons voir ce que la bête réserve au public belge. Notons surtout un invité qui n'est ni plus ni moins que le guitariste de Watain présent pour le show du groupe. On en prend plein la tronche, il reste dans cette journée un des meilleurs sets à peu de chose prêt. Destroyer 666 après une patate pareille sur scène décide d'en finir avec le public déjà épuisé par la setlist avec un hommage à dieu Lemmy Kilmister: une reprise du célèbre morceau « Iron Fist ». À cet instant le rock'n'roll prend le dessus sur le black metal, l'espace d'un instant nous avons retrouver la magnifique ambiance des concerts de Motörhead et une pensée particulière au plus grand de cette scène.




Marduk


Un peu de fraîcheur histoire de se remettre les esprits en place avant le show spécial de Marduk qui joue l'intégralité du sublime opus « Heaven Shall Burn ». 





 

Nous retrouvons donc Marduk pour un show spécial, rien à dire l'entrée du groupe échauffe les esprits, mais pourtant le show n'a pas grand chose de surprenant. Marduk ne change pas, entre un guitariste vêtu de côte de maille et pentacle et Mortuus qui comme toujours essaie tant bien que mal d'imposer une image misanthrope et violente comme nous la connaissons au sein du milieu black metal. Mais ça n'empêche pas le show d'être attrayant bien que le résultat reste malgré tout en dessous des attentes. Pour un album comme « Heaven Shall Burn » nous nous attendions à beaucoup plus scéniquement parlant.

La première journée touche à sa fin. Petite conclusion rapide: un enchaînement correct, pas ou peu de retard entre les groupes, une organisation bien rodée. Le repos du guerrier s'impose et demain on recommence avec du gros.



Dimanche 4 juin, en ce jour dominicale, il est temps de se rendre à la messe qui débute par The Committee, groupe de black-doom fondé par les musiciens de quatre formations originaires de plusieurs nationalités.Ils nous avaient fait l'honneur de leur présence l'an dernier mais pour certaines raisons nous n'avions pu assister au show, c'est donc avec plaisir que nous retrouvons The Committee pour ce début de journée.

La prestation est un grand moment de cette journée, le charisme des musiciens étant au rendez-vous. le jeu de scène de par les lumières en devient macabre. Le frontman arbore une faux telle la mort face au public, nous sommes entraînés sans retenue dans le monde de The Committee. Il n'y aurait pas réellement de mot pouvant décrire le show de cette formation mais la photo ci-après décrira parfaitement l'ambiance ressentie lors du live. Leurs nouvel offrande saura conquérir bon nombre de fans de Black Metal. 





Alkerdeel


En introduction il était question de l'annulation de DNS à l'occasion du Throne Fest, il est donc temps de faire la découverte de leurs remplaçant Alkerdeel. Malheureusement, la déception se fait sentir dès le début du show, qui au vu des lights a pris l'apparence d'une salle de mise à mort pour les épileptiques.

Pas grand chose à dire de ce groupe sur les planches, rien de spécial, mise en scène plutôt insatisfaisante, pour la relève de DNS ça paraît vraiment léger. Au bout de deux morceaux la salle commence a se vider.
En bref, Alkerdeel a plus d'impact en album qu'en live.


Wiegedood


Nous allons pouvoir rattraper avec Wiegedood. Alliant black metal atmosphérique et riffs en puissance cette jeune formation donnera dans la misanthropie totale. Les lumières sont troublantes, le rouge étant à l'honneur lors du show et cachant les musiciens.

Nous assistons à une performance de 45 min faisant ressentir le moindre souvenir glacial enfoui au fond de chacun.Il est difficile de décrire avec exactitude le ressenti lors du live, si ce n'est qu'il n'y a nullement besoin de corpse paint ou de clou pour faire un black metal efficace, ce qui est le cas pour Wiegedood. Nous en profitons pour annoncer qu'ils seront en concert aux côtés de Merrimack cet automne.


Massemord

La puissance polonaise est de retour sur la scène du Throne Fest, avec puissance et charisme nous avons droit à un déferlement de violence de la part de Massemord. Quand on sait ce que Furia est capable de faire sur ces albums mais aussi sur scène nous avons là le plaisir de retrouver les membres de cette formation au sein de Massemord, pour le plus grand plaisir du public. Encore une fois nous sommes face à un monstre de la scène Black Metal Made in Pologne, entre violence et riffs en puissance, nous ne savons plus où donner de la tête. Le charisme du chanteur a le don de montrer le côté malsain du groupe. Massemord est l'une des grandes surprises de cette deuxième journée.





Cult Of Fire
Le voyage continue maintenant avec Cult Of Fire, originaire de République Tchèque dont les compos sont essentiellement fondées sur la culture Hindou et les hymnes védiques.

L'espace d'un instant, la salle a pris l'apparence d'une messe, entre encens, bougies et autel, nous voyons pour la première fois d'où provient l'inspiration de Batushka en matière de mise en scène mais en mieux. Peu de mouvement lors de cette représentation mais l'aspect théâtral fait l'effet suffisant pour ne pas avoir besoin de geste. Le groupe au visage inconnu donne une leçon musicale plus que satisfaisante, le côté atmosphérique des compos donne l'occasion d'être transporté sur les chemins de Cult Of Fire. À découvrir et à revoir.





Gaahls Wyrd
 
Bon inutile de faire la présentation du groupe suivant dans les détails. Vous connaissez Gorgoroth, God Seed et j'en passe nous retrouvons dès à présent Gaahls Wyrd le nouveau projet de Gaahl ex Gorgoroth.
Après avoir eu la chance de les voir une première fois sur scène l'an dernier lors du Ragnard Rock Festival, c'est avec plaisir que nous retrouvons la formation mené d'une main de maître par Gaahl.
Dans les grandes lignes nous retrouvons les morceaux de Gorgoroth dont il est auteur tels que Prosperity and Beauty, Sign of an open eye, Carving a Giant, mais aussi quelques morceaux du groupe comme Steg par exemple.
Le show sera à la hauteur de l'attente malgré une apparence épuisée du chanteur, le résultat en reste plus que satisfaisant et annonce d'une bonne manière l'arrivée du Headliner.






Dark Funeral

Il est temps de retrouver la tête d'affiche de cette édition 2017 qui n'est ni plus ni moins que Dark Funeral. Le groupe nous fait l'honneur d'un special Show en interprétant « Secret of The Black Art », l'un des meilleurs albums de leurs carrière. Avec une chaleur écrasante la salle est comble pour la venue des géants du Black Metal Suédois.

Sur scène des têtes de cochons histoire de remettre le underground au goût du jour: le show sera une véritable ode au démon. La pyrotechnie installe une ambiance supplémentaire. Malgré les années, le groupe ne perd pas une ride de sa performance, les blast du batteur donne une teinte violente au show présent sur la scène. Lord ahriman et chaq Mol donnent le plus de virulence possible à la représentation.

« Secret Of The Black Art » reste et restera un des albums les plus violents de l'histoire de Dark Funeral et le plaisir de le voir en live ne peut se décrire par des mots. De quelle manière aurions-nous pu achever cette édition du Throne Fest, si ce n'est par une bonne claque de derrière les fagots administrée par les Suédois?







Notre édition 2017 s'achève ici avec une nouvelle fois une correction pure et dure entre l'organisation qui gagne en maturité, des groupes de folie et surtout des show spéciaux avec des albums emblématiques qui ont marqué l'histoire du Black Metal, notamment celui des années 1990.

Nous espérons retrouver Darkened Nocturn Slaughtercult à l'affiche du Throne Fest 2018.


Ben (Credit Photo: Eternal Suffering)
Pour Scholomance Webzine


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