21 janvier 2017

Focus XIV | Les philosophies, les rituels et les religions de l'Inde dans le Metal


De Dissection à Rotting Christ sans oublier My Sleeping KarmaCult of Fire ou encore Acrimonious, nombreux sont les groupes de Metal à s'être intéressés aux diverses pratiques rituelles et religieuses de l'Inde. Une fascination sans conteste, susceptible de nous faire saisir, par l'intermédiaire de la musique extrême, certaines différences radicales qui séparent les Indiens et les Occidentaux quant à la manière de vivre leur spiritualité. 




Ce rapport très particulier à la spiritualité et à la religion transparait dans le caractère primordial du rituel, censé préserver l'Ordre du Monde (Dharma), grâce aux formules inscrites dans les Hymnes Védiques et aux diverses oblations que les brahmanes doivent observer; mais le rituel, le sacrifice, est aussi une pratique généralisée à l'ensemble de la vie quotidienne des Hindous et des Indiens en général. Dans cette société de castes, holiste, où le collectif prend bien souvent le pas sur l'individu, chaque groupe social est assigné à une tâche rituelle bien précise, si bien que la religion est bien souvent affaire de société, plus que de spiritualité. La pensée cosmologique qui gouverne la vie des Hindous explique aussi bien le fonctionnement de l'univers et celui de la société que la constitution physique et morale des individus. En effet, les Hymnes Védiques rapportent l'existence d'une Personne Suprême à l'origine du cosmos et des varnas (des proto-castes), qui divisent traditionnellement la société indienne selon un modèle quadripartite. Un mythe censé également renforcer la domination des envahisseurs Aryas sur les peuples indigènes, comme le nom du deuxième album de Rudra, "The Aryan Crusade", le spécifie. Le non-mélange des castes entre elles est une garantie contre le désordre du monde, par où l'on voit également que l'endogamie relève aussi bien d'une pratique rituelle et religieuse que sociale, et que le blasphème ne revêt pas du tout la même signification qu'au temps de l'Inquisition en Occident...

Comment donc se libérer de ce cycle infernal des actes et véritablement faire l'expérience de l'Absolu? Cela réclame de se délivrer des injonctions sacrificielles des Veda et renoncer à agir ou d'agir en vue d'une fin... un projet incarné dans la figure des renonçants des Upanishad, un corpus de textes qui a accompagné la transition du brahmanisme à l'hindouisme au VII. siècle avant notre ère. Cela revient-il pour autant à être athée? Nous allons voir que la philosophie n'est, comme en Occident, pas si séparée du domaine religieux en ce qu'elle relève également de l'indicible et non du pur logos, comme c'est le cas dans la Grèce des pré-socratiques. C'est une intériorisation du rituel, l'Absolu étant plus à rechercher en Soi qu'en faisant des oblations à destination du Divin qui justifient l'existence des dieux.

Le groupe de Folk/Extreme Metal singapourien Rudra, précurseur et figure de proue du genre appelé Vedic Metal, dans le premier volet de sa trilogie Brahmavidya, rend compte de cette non-dualité entre l'Absolu (Brahman) et le monde sensible, entre l'aspiration à la délivrance visée par le renonçant et la Préservation de l'Ordre du Monde (Dharma) privilégiée par les brahmanes orthodoxes.  L'Absolu est à l'origine de tout, des hommes et des dieux! En d'autres termes, tous les dieux ne sont que des facettes de Brahman. Dans 'Twilight of Duality', il est bien exprimé que viser l'Absolu, c'est aspirer à quelque chose de supérieur à sa réincarnation qui fait partie du cycle infernal des actes (samsara), c'est avoir en vue, le Soi :

"I am the One
Non dually One
I am the Primordial Self
I am the Absolute"




Cette mystérieuse entité à l'origine de l'Ordre du Monde et de la Pureté de celui-ci, cette Purusha (Personne Suprême), chaque individu a au plus profond de lui quelque chose qui relève de la même substance que cet Être, et cela dépasse nettement le cadre de la religion. Étroitement liées, la philosophie et la religion hindoues ne sont pourtant pas réductibles l'une à l'autre, mais ne s'opposent pas frontalement. Alors que l'une est en quête de pureté, la seconde cherche à préserver la pureté, s'il faut simplifier la logique de ces deux pratiques spirituelles. Le cosmologique domine la vie des Hindous, d'où cette fascination qui touche non seulement ceux qui prennent connaissance de ce mode de pensée, que de ceux qui en ont toujours été bercés.

Il faut ainsi s'intéresser à la manière dont le Metal de cette région a su incorporer les thématiques religieuses et philosophiques de sa culture et se positionner par rapport à ces pratiques religieuses et sociales, comme le Heavy Metal britannique, par exemple, l'a fait avec le christianisme et les valeurs occidentales. En effet, le Vedic Metal et les sous-genres qui s'en rapprochent sont bel et bien porteurs de l'héritage de tout un sous-continent.


Kali, une divinité primordiale de l'Hindouisme, représente le pouvoir destructeur du temps. L'Absolu étant éternité, il est "antérieur" au temps cyclique, l'éternel recommencement qu'il a engendré. Mais en vénérant Kali, le dévot est libéré de cette angoisse de la mort et de la finitude. Purvaja, one-man-band indien de Black Metal, est l'incarnation de cette finalité commune à la religion et à la philosophie, à savoir se défaire de la machinerie mentale pour s'unir à la conscience originelle du monde. Évidemment, on ne doit pas prendre les groupes de Vedic Metal pour ce qu'ils ne sont pas forcément, à savoir des vecteurs de croyances.

Purvaja, sans pour autant être dévot, communique la ferveur religieuse qui unit les Hindous et justifie l'ordre social. Critique ou non vis à vis de cet ordre, Rahul Das (également derrière le projet de DSBM Cry) se pose surtout en relai de la tradition, sous la forme moderne du Black Metal. Les riffs de Black Metal et la boite à rythme prennent la place de l'accompagnement rituel et les vociférations, celle des  paisibles mantras, faisant prendre conscience à l'auditeur également lecteur des paroles, de la crainte du chaos qui habiterait chaque Hindou. La figure de Kali vient remplacer la Mort, mais elle ne revêt pas le côté subversif habituellement omniprésent dans le Metal extrême pour s'opposer aux enseignements du Christ puisque la Mort ne revêt ici aucune dimension dramatique.



Cette volonté de rendre hommage à la culture de ses ancêtres, tel est le leitmotiv de Rudra, dont nous allons explorer la discographie. Le groupe, précurseur du Vedic Metal, ne traite pas que des enseignements des Veda, mais de plusieurs branches religieuses et philosophiques qui ont résulté de la transmission de ces hymnes, en réaction ou en harmonie avec ces derniers. "The Aryan Crusade", une manière de nous apprendre que le mythe des Varnas n'était qu'une justification de la domination d'une peuplade sur des populations indigènes, avec toutes les considérations raciales qui s'y rapportent? D'ailleurs, le titre 'Amen' et ses paroles complètement hostiles à la religion semblent s'inscrire dans la rébellion sociale propre au Thrash et au Death Metal. En même temps, l'album contient des traces de cette aspiration à la délivrance dont nous venons de parler, ce qui crée chez celui qui s'est intéressé au courant védique, une confusion puisqu'il fait face à la une dualité d'opinions. De ce constat résulte l'évidence selon laquelle le Metal Védique n'est pas un plébiscite au profit de la ferveur religieuse issue des milieux brahmaniques, c'est un point de vue extérieur à ces milieux, donc à visée différente. En effet, Rudra fait partie de cette école philosophique connue sous le nom d'Advaita Vedanta (ou école du non-dualisme), qui se passe de concepts religieux pour connaitre le monde. Quand le Soi est connu, toute la connaissance est révélée. Quand il n'est pas encore connu, tout est illusion. Tel est l'enseignement de cette école.



Cela n'empêche pas une parfaite retranscription de ce qui guide la spiritualité de chaque Hindou, à quelque courant philosophique il appartienne. La trilogie de Brahmavidya renvoie justement à la connaissance métaphysique conjointe de la Foi, du Divin et de l'Existence. Les trois réunis donnent l'Absolu, ou Tantra, par où l'on se rend compte encore une fois que la spéculation métaphysique, la logique et la religion se rejoignent dans la culture hindoue.  Les Singapouriens vont jusqu'à comparer cette religion hindoue aux monothéismes du Moyen-Orient dans le dernier volet de cette trilogie, "Immortal" :


"I am that God in Truth
Everything else is Mithya
There is no formless God
That resides in Paradise
There is no holy Book
All are but Lies!

Nothing compares to the Self
The Self that witnesses the Universe"

En lisant ces paroles de 'Embryonic Theologies', on se rend compte que le Divin n'a pas le même sens chez les tenants du monothéisme affirmant un Dieu créateur, unique et transcendant, et des divinités hindoues, manifestations émanant d'un Absolu que les Hindous nomment le Soi (ātman). Témoin indifférent des actes et des pensées, cet Absolu n'agit ni ne pense tout en étant à l'origine de l'univers et de la compréhension de celui-ci. Les doctrines issues des Upanishad enseignent l'Union avec cet Absolu afin de dépasser l'apparente dualité entre le visible et l'invisible, le dicible et l'indicible, distinguant de manière originale une conscience non-agissante et une pensée matérielle composée des mêmes éléments que tout objet sensible. Atteindre ce stade de la suspension de l'acte et des pensées, c'est la finalité de l'Ecole du Yoga, par exemple. 

Les paroles de Rudra, d'une extraordinaire richesse, contiennent également des mantras, des formules rituelles qui nous immergent efficacement dans leur culture. Toute leur discographie, d'abord sous la forme d'un Thrash/Death puis sous celle d'un mélange de Folk Metal et de Black/Death, traite de ces thèmes en profondeur. Formé en 1992, Rudra est LE représentant par excellence de cette mouvance musicale qu'est le Vedic Metal.




Si l'on se concentre sur les rituels, omniprésents en Inde comme nous l'avons précisé au début de cet article, les Tchèques de Death Karma (avec des membres de Cult of Fire) ont fait un tour du monde de la pratique rituelle post-mortem dans leur album "The History of Death & Burial Rituals Part I" et se sont intéressés au cas de l'Inde dans leur titre, 'Towers of Silence'. Étant donné qu'il s'agit d'un instrumental, je me suis intéressé à ces fameuses Tour du silence, ce qui m'a renvoyé à la religion monothéiste du zoroastrisme, originaire de l'Iran ancien.

On se trouve ici hors du cadre hindou, mais ce qui est intéressant c'est que la pratique de la Tour du Silence, dans lesquelles ont entrepose les cadavres pour qu'ils y soient dévorés par des oiseaux de proie, existe encore en Inde chez les Parsis au milieu d'autres pratiques, contribuant à illustrer la persistance de l'omniprésence du sacré, et de la pluralité de ses manifestations dans l'Inde contemporaine. 





Et comment ne pas parler de Dying Out Flame, groupe de Technical Death Metal népalais signé chez Xtreem Music, et auteur d'un unique album paru en 2014, "Shiva Rudrastakam"? Le quartette y fait notamment les louanges du célèbre Adi Shankara, modèle de l'ascétisme du renonçant, auteur du "Traité aux mille enseignements" et tenant de la philosophie non dualiste qui considère que le Soi n'est pas séparé de l'Absolu, que cela n'est qu'une illusion. Une nouvelle preuve que la musique peut se révéler être une véritable encyclopédie !

Musicalement, cela donne un mélange de chants védiques traditionnels, d'instrumentation ethnique mêlée à un Death Metal sauvage et explosif qui tranche avec les enseignements du maître, la non-violence et le respect de la vie, créant ainsi un intéressant contraste entre l'état antérieur de souffrance et le dépassement de cet état. 




Place maintenant aux Français d'Aum, dont le Death Metal Occulte a tant plu à notre chroniqueuse EXC, et dont le nom n'est ni plus ni moins que la syllabe sacrée symbolisant l'Absolu! Je renvoie à sa chronique pour les considérations musicales, afin de me concentrer davantage sur les apports spirituels de leur album "Om Ah Hum Vajra Guru Padma Siddhi Hum". Chacun des sept morceaux désigne en effet un concept particulier de la philosophie hindoue :
  • La Moksha est le sanskrit du mot "délivrance", celle de la prise de conscience par le Soi de son autonomie et de sa nécessaire coïncidence avec l'Absolu 
  • Patisandhi renvoie à une modalité de la conscience qui explique la réincarnation en ce qu'il s'agit du transfert du "souffle de vie" en un autre être. 
  • Dattatreya est une divinité hindoue à trois visages, qui englobe à la fois Brahma, Vishnu et Shiva, qui a donc trois visages, et qui est ainsi une incarnation du Tantra. Elle donne son nom à l'un des Upanishad 
  • La Dukkha, traduite par souffrance, et qui retient les êtres dans le cycle infernal des actes, est l'une des Quatre Nobles Vérités enseignées par le Bouddha, qui s'émancipe de l'orthodoxie brahmanique et rejette l'idée du Soi pour n'accepter que l'existence de la conscience. 
  • Le Brahmavastra, dont l'existence est rapportée dans les Purunas, est une arme d'origine absolue, ainsi capable d'anéantir le monde entier et que les hommes peuvent invoquer par une formule. 
  • Hemvati est une figure légendaire, une jeune femme ravissante en l'honneur de laquelle les célèbres temples jinistes et hindous de Khajuraho auraient été construits. 
  • Et pour terminer cet album sur une note optimiste, les deathsters français nous laissent sur la "vision profonde" qui nous libère des afflictions, la Vipashyana, l'une des deux composantes de la méditation bouddhiste censée nous faire atteindre un état, supérieur, de conscience. 
On le voit, le brahmanisme ancien et le bouddhisme sont liés par une controverse autour du sens à donner à certains concepts, un débat qui les a opposés pendant plusieurs siècles, et pourtant les deux courants se trouvent pour ainsi dire mêlés dans la progression de cet album. Intéressant !


Dans son premier album "Manipura Imperial Deathevokovil: Scriptures of Reversed Puraana Dharmurder", le groupe de Black/Death Metal sri-lankais Genocide Shrines nous conte avec finesse et poésie l'épopée du Rāmāyaṇa, l'un des textes fondamentaux de la mythologie hindoue qui contient également de nombreux récits védiques, sous l'angle de vue du démon Ravana, qui s'oppose au héros qui donne son nom au récit épique, Rāma. Il s'agit d'un thème pour le moins local puisque ce démon régnait sur Lānka, l'ancien nom donné à l'île de laquelle les musiciens sont natifs.

Sans surprise, ces derniers prennent le parti de Ravana - un classique du Black/Death, censé véhiculer la bestialité et l'inhumanité - alors que pendant la fête de Dushera, les Hindouistes ont l'habitude de brûler l'effigie du démon. Une manière pour les artistes de revendiquer la subversion que représente leur musique. On comprend également que la préservation de l'Ordre du Monde, n'est pas quelque chose qui leur tient particulièrement à coeur,  au vu du titre donné à l'opus et du jeu de mot "Dharmurder". Un parti pris revendiqué et assumé par rapport à une religion qui imprègne la vie quotidienne et sociale toute entière.




Les Bangladais d'Orator offrent eux aussi quelques éléments de réflexion quant à la place qu'occupe la dévotion et la spiritualité dans la culture indienne. Dans l'album "Kapalgnosis", le trio nous convie aux ténèbres, au Tamas, l'une des trois qualités de la nature selon l'Ecole du Samkhya. C'est l'élément responsable de l'ignorance des êtres, c'est l'essence du chaos, de la noirceur et de l'impureté. C'est l'Enfer sur Terre des Hindous. On se rend encore compte que les artistes asiatiques ne sont pas dans une pâle copie du Metal occidental comme certains se complaisent à l'affirmer par leur grossier ethnocentrisme; au contraire, le côté horrifique du Metal extrême doit être convenablement conçu afin de toucher son public. Pas d'Enfer de Dante dans cet opus, place au Tamas, substance réelle et non un lieu spéculatif. La souffrance la plus insupportable est bien de ce monde.




On finit sur la pièce la plus extrême de ma liste, Jyotiṣavedāṅga et sa démo "Cannibal Coronal Mass Ejections", nous fait revenir à l'essence originelle des Hymnes Védiques. En effet, la connaissance révélée que représentent les Vedas induit la nécessité de maitriser les six disciplines du Vedanga, comme la phonologie, la grammaire ou encore l'astronomie. C'est du texte dédié à l'astronomie que le trio russo-indien auteur de cette démo, tire son nom. En effet, la compréhension du cosmos permettait de déterminer le moment opportun pour effectuer chaque rite, et c'est justement la connaissance des sacrifices et des rituels que les Hymnes ont rendu intelligibles. Notons que le Vedānga n'était pas la connaissance révélée elle-même, mais les connaissances auxiliaires nécessaires à la compréhension de cette connaissance. 

Proposant une musique aux atmosphères ésotériques mais aussi chaotiques et hermétiques, Jyotiṣavedāṅga se rapproche aussi bien de formations brutales comme Tetragrammacide ou Revenge que de groupes aux ambiances cosmiques à l'instar de Darkspace et Lustmord. Pour résumer, c'est du Black/Death brut et crasseux aux relents harsh noise, non dénué de passages plus calmes et inquiétants. De la vraie musique extrême qui nous agresse exquisément.



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Ce bref passage en revue des principaux thèmes liés à la mythologie hindoue et à la spiritualité indienne en générale ne doit pas nous leurrer sur le fait que les groupes de Vedic Metal et affiliés ne sont pas légion, même dans la scène indienne. En effet, une pochette et un nom de divinité par-ci par-là ne peuvent conférer automatiquement cette appellation à un groupe. C'est le cas par exemple des piliers du Black/Death progressif indien, Demonic Resurrection, dont les thématiques demeurent classiques et qui délivrent un art bien moins fidèle à leurs traditions culturelles que Rudra ou encore un groupe népalais dont je n'ai pas encore parlé dans cet article, Kalodin, qui présente la particularité de mélanger allègrement des thèmes anti-chrétiens et sataniques à des mythes tantriques et des considérations sur les rituels. Quoiqu'il en soit, le mysticisme et le ritualisme hindous fascinent et questionnent, en Europe comme en Asie, et le Metal n'en est qu'un point visible parmi d'autres.

Ajoutons à ceci le constat qui se fait de plus en plus prégnant dans le petit monde du Metal Extrême, à savoir cette propension à se détacher de plus en plus de la verve anti-religieuse qui animait les pionniers du genre, puisqu'il est évident que la promotion d'une culture passe évidemment par sa dimension religieuse, et que les cultes païens relèvent sinon d'une religion, d'une expérience mystique ou spirituelle qui nous fait relativiser quant à la teneur subversive de cette musique. Le Vedic Metal en est un exemple parmi d'autres, mais le "Pagan Metal" en général (faute de terme plus adéquat) est davantage un anti-monothéisme qui se pose en contrepoint de ces religions abrahamiques sans pour autant se révéler areligieux. La question se pose nettement moins pour les styles dont se réclament Blasphemy, Revenge et autres papes de l'inhumanité et de la bestialité, à rebours de toute morale et de toute spiritualité.

T.
Illustration: NM



SOURCES :

DUMONT Louis, Homo Hierarchicus, Gallimard, Paris, 1979
DELIEGE Robert, Les castes en Inde aujourd'hui, PUF, Paris, 2004
BALLANFAT Marc, Introduction aux philosophies de l'Inde, Ellipses, Paris, 2002
Interview de Rudra pour Metal Rules (2004)

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