27 août 2017

Chronique | ASSACRENTIS - Colossal Destruction (album, 2017)


Assacrentis - Colossal Destruction (album, 2017) 

Tracklist:

Human Zero
Empire’s Rebirth
Chemical Pandemic
Infinite Collapse
Premise of a Cyber Era
Signs of the Decline
Prophetic Collision
Burning Skies 

Extrait en écoute:


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Direction le sud de la France pour chroniquer le prochain album des Niçois d'Assacrentis. Le groupe officie depuis une petite vingtaine d'années dans le Black / Death Metal mélodique, malgré seulement deux albums à l'heure actuelle: Put Them To Fire And Sword, paru en 2013, et l'album dont je vais parler aujourd'hui, Colossal Destruction, qui sortira le 4 septembre prochain chez Anesthetize Productions. 

Dès le visionnage de la pochette, nous sommes plongés dans l'univers futuriste du groupe. Ce visuel nous montre une joyeuse assemblée constituée d'un médecin de la peste cyberpunk muni d'un encensoir et d'un bâton de mage, d'un genre de stormtrooper muni d'une mitrailleuse lourde et de deux ninjas cyborgs qui n'auraient rien à envier à Gray Fox de Metal Gear Solid, sur fond de paysage post apocalyptique dévasté. Sous cette pochette aux allures de couverture de supplément de jeu de rôle futuriste, réalisée par JP Fournier, se cache bel et bien un album de Black / Death mélo aux influences on ne peut plus palpables: les nostalgiques de la Suède des années 90 et de groupes comme Dissection, Dawn ou Sacramentum y trouveront leur compte.

Colossal Destruction démarre en grande pompe avec le hurlement guttural et le blast hargneux qui servent de lancement à 'Human Zero', le premier morceau de l'album. Ici, pas le temps de niaiser avec des intros acoustiques ou montées en puissance, on est directement plongé dans la hargne apocalyptique d'Assacrentis, et on ne va pas se mentir, c'est rafraîchissant par rapport à la pléthore d'albums de Black actuels qui nous assènent des intros de trois ou quatre minutes (quelquefois assez inutiles et pompeuses) avant le début des hostilités.

Les Niçois nous bombardent la figure pendant près de cinquante minutes à grands coups de riffs en tremolo harmonisés aux frontières de la mélodie et de la brutalité, dont la grandiloquence est entraînante mais jamais pompeuse. Les solos et parties en sweeping, pas piqués des hannetons, apportent une touche de virtuosité au tout. Ils sont distillés au gré des morceaux de façon à n'apporter que le nécessaire et à ne jamais verser dans la surenchère de mélodies, ce qu'on peut parfois reprocher au genre. 


Assacrentis gère rudement bien la construction et les montées en intensité de ses morceaux, notamment le mid tempo et rythmé de 'Infinite Collapse' qui dénote avec la rage harmonisée du reste de l'album et permet de nous remettre de nos émotions une fois arrivé à mi chemin.

Les influences death ne sont pas en reste, avec des sections rythmiques rampantes et lourdes à souhait, comme sur le morceaux 'Chemical Pandemic', ou bien les passages galoppés de 'Signs of the Decline'
rappelant Death, le groupe cette fois ci. C'est pour moi l'un des meilleurs morceaux de l'album, les 8 minutes 20 permettant tout un panel de moments forts contrastants avec la rapidité relative des autres morceaux.  

L'album se clôt sur l'intense 'Burning Skies' aux rythmiques presque thrashisantes entrecoupées de passages mélodiques et de rythmiques ronronnantes n'ayant rien à envier aux grands pontes du genre.

Certes, les influences musicales sont palpables, les riffs d'intro de "Empires Rebirth" et "Infinite Collapse"  auraient pu aisément se trouver sur The Somberlain, mais la maîtrise des harmonisations et des codes du genre, l'énergie et la hargne avec laquelle elles sont utilisées, la production résolument moderne ainsi que le panel varié de schémas musicaux utilisés apportent une patte indéniable à Colossal Destruction qui est loin d'être un énième album de Dissection Worship et qui vaut la peine d'être découvert . 



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Caelwyd




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